Retour au blog
Fiches métier

Médecine du travail 2026 : visites obligatoires et rôle du médecin

7 min de lecture
Partager :
Une médecin du travail reçoit une salariée dans un cabinet clair.
🚀Candidature automatique

Votre CV et un message pour chaque offre, envoyés pour vous

EZJob joint un CV lisible par les ATS, généré depuis votre profil, rédige le message et postule à votre place quand le site de l'employeur le permet.

Dès 2,99 €/mois, sans engagement — résiliable à tout moment.

Tout salarié du secteur privé est suivi par un service de prévention et de santé au travail, la « médecine du travail ». Ce suivi commence à l'embauche, se poursuit tout au long de la carrière et reprend après un arrêt de travail long. Voici les visites obligatoires, leurs délais, ce que le médecin du travail peut décider et comment contester son avis, d'après Service Public et le Code du travail consultés le 31 octobre 2026.


Qui est suivi par la médecine du travail ?


Les entreprises privées et certains établissements publics employant du personnel de droit privé doivent adhérer à un service de prévention et de santé au travail (SPST). Sous 500 salariés, l'employeur adhère à un service interentreprises ; à partir de 500 salariés, il peut aussi organiser un service propre à l'entreprise.


Sont suivis les salariés en CDI, en CDD (contrat de professionnalisation, contrats aidés compris), en intérim et en apprentissage. Les salariés d'un particulier employeur et les assistantes maternelles relèvent de règles particulières. Les stagiaires de l'enseignement scolaire ou universitaire ne sont pas concernés.


L'employeur doit afficher les coordonnées du service sur le lieu de travail. Le salarié peut le contacter lui-même, sans l'accord de son employeur, et ne peut pas être sanctionné pour l'avoir fait.


Le rôle du médecin du travail


Le rôle du médecin du travail est préventif. Il travaille avec une équipe (infirmiers, intervenants en prévention des risques) et conseille l'employeur, les salariés et leurs représentants sur les risques professionnels, les conditions de travail, la prévention du harcèlement moral ou sexuel, des addictions et le maintien dans l'emploi.


Il ne soigne pas et ne délivre pas d'arrêt maladie, mais il peut prescrire des examens complémentaires, à la charge de l'employeur. Il est tenu au secret : il ne transmet pas à l'employeur d'information médicale sur le salarié. Il a libre accès aux lieux de travail.


La visite d'information et de prévention à l'embauche


Tout salarié nouvellement recruté passe une visite d'information et de prévention (Vip). Elle sert à interroger le salarié sur sa santé, l'informer des risques de son poste et des moyens de prévention, et repérer s'il doit être orienté vers le médecin du travail. Un dossier médical en santé au travail est ouvert.


Délais :


  • au plus tard 3 mois après la prise effective du poste ;
  • avant l'affectation pour un travailleur de nuit ou un salarié de moins de 18 ans ;
  • dans les 2 mois suivant l'embauche pour un apprenti majeur.

  • La Vip peut être menée par un infirmier ou un autre professionnel de santé du service, sauf pour un travailleur handicapé, un titulaire d'une pension d'invalidité ou un travailleur de nuit, qui voient le médecin du travail. À la fin, une attestation de suivi est remise au salarié et à l'employeur : elle indique la date de la prochaine visite. Sous certaines conditions, un salarié nouvellement recruté peut être dispensé de cette visite.


    Renouvellement : dans un délai fixé par le médecin du travail, au maximum 5 ans, ramené à 3 ans pour un travailleur handicapé, invalide ou de nuit.


    Le suivi individuel renforcé des postes à risques


    Un salarié exposé à des risques particuliers bénéficie d'un suivi individuel renforcé (SIR). Sont notamment concernés les postes exposés à l'amiante, au plomb, aux agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, aux rayonnements ionisants, à certains agents biologiques, ou au risque de chute lors du montage d'échafaudages. L'employeur complète cette liste, après avis du médecin du travail et du CSE, et doit justifier par écrit chaque poste ajouté.


    À la place de la Vip, le salarié passe un examen médical d'aptitude avant l'embauche, réalisé par le médecin du travail. Cet examen est renouvelé au moins tous les 4 ans, avec une visite intermédiaire au plus tard 2 ans après. Le médecin remet un avis d'aptitude ou d'inaptitude. Quand l'exposition cesse, ou au plus tard au départ à la retraite, un dernier examen fait le bilan des expositions de la carrière.


    La visite de mi-carrière


    Une visite de mi-carrière a lieu dans l'année civile où le salarié atteint 45 ans, sauf accord de branche qui fixe une autre échéance. Elle peut être avancée et couplée à une autre visite dans les 2 ans qui précèdent. Elle fait le point sur l'adéquation entre le poste et l'état de santé, évalue le risque de désinsertion professionnelle et sensibilise au vieillissement au travail. Le médecin peut ensuite proposer par écrit un aménagement du poste ou du temps de travail.


    Après un arrêt : rendez-vous de liaison, préreprise et reprise


    Autour d'un arrêt de travail long, trois rendez-vous préparent le retour, en complément des règles de l'arrêt maladie :


  • le rendez-vous de liaison, possible pendant un arrêt de plus de 30 jours, entre le salarié et l'employeur avec le service de santé au travail, pour informer le salarié des actions de maintien dans l'emploi possibles. Il est organisé à l'initiative de l'un ou de l'autre ; le salarié peut refuser d'y aller sans conséquence ;
  • la visite de préreprise, pendant un arrêt de plus de 30 jours. Elle est demandée par le salarié, son médecin traitant ou le médecin conseil de la Sécurité sociale, jamais par l'employeur ;
  • la visite de reprise, à l'initiative de l'employeur, présentée ci-dessous.

  • L'examen de reprise est obligatoire après un congé de maternité, une absence pour maladie professionnelle, une absence d'au moins 30 jours pour accident du travail et une absence d'au moins 60 jours pour maladie ou accident non professionnel. Dès qu'il connaît la date de fin de l'arrêt, l'employeur saisit le service, qui organise l'examen le jour de la reprise ou au plus tard dans les 8 jours. Si l'employeur ne le fait pas, le salarié peut le demander lui-même après l'en avoir informé.


    Pour les arrêts de travail délivrés depuis l'entrée en vigueur du décret n° 2026-503 du 12 juin 2026, qui a modifié l'article R4624-31, la visite de reprise n'est plus requise, sauf demande du médecin, de l'employeur ou du salarié, si une visite de préreprise a eu lieu dans les 30 jours précédant la reprise et a conclu qu'aucun aménagement du poste ou du temps de travail n'était nécessaire.


    Aménagement, inaptitude et contestation


    Le médecin du travail peut proposer des aménagements du poste ou du temps de travail, et des adaptations pour une salariée enceinte. L'employeur en tient compte et, s'il refuse, fait connaître ses raisons par écrit.


    S'il constate qu'aucun aménagement n'est possible et que l'état de santé justifie un changement de poste, le médecin peut déclarer le salarié inapte, après un examen, une étude du poste et des conditions de travail et un échange avec l'employeur. L'avis d'inaptitude comporte des indications sur le reclassement, que l'employeur doit en principe rechercher.


    Contester : le salarié ou l'employeur saisit le conseil de prud'hommes dans les 15 jours suivant la notification de l'avis. Le conseil peut consulter le médecin-inspecteur du travail.


    Le temps des visites est pris sur les heures de travail et payé, ou rémunéré comme du temps de travail effectif s'il se situe en dehors. Le temps et les frais de transport sont à la charge de l'employeur.


    Sources


    Sources officielles consultées le 31 octobre 2026. Les délais et seuils sont ceux publiés par ces sources ; aucun n'est recalculé dans cet article.


  • Service Public — médecine du travail pour un salarié du secteur privé (vérifiée le 11 août 2025) : obligation d'adhérer à un SPST, seuil de 500 salariés, salariés suivis, affichage des coordonnées, contact direct par le salarié, rôle préventif, absence de soins et d'arrêt maladie, types de visites, mesures d'aménagement et inaptitude, temps des visites, contestation dans les 15 jours.
  • Service Public — visite d'information et de prévention (Vip) (vérifiée le 20 octobre 2025) : objectifs, délais de 3 mois, avant affectation et de 2 mois, professionnels qui la réalisent, attestation de suivi, renouvellement dans un délai de 5 ou 3 ans, secret médical.
  • Service Public — suivi individuel renforcé d'un salarié (vérifiée le 28 novembre 2025) : risques particuliers, examen d'aptitude avant l'embauche, renouvellement tous les 4 ans, visite intermédiaire à 2 ans, liste complétée par l'employeur, visite de fin d'exposition.
  • Service Public — visite médicale de mi-carrière (vérifiée le 11 août 2025) : objectifs, salariés concernés, année civile des 45 ans, accord de branche, mesures proposées.
  • Service Public — inaptitude au travail après un arrêt maladie (vérifiée le 23 mai 2025) : préreprise à l'initiative du salarié, du médecin traitant ou du médecin conseil, reprise à l'initiative de l'employeur, étapes avant l'avis d'inaptitude, reclassement.
  • Code du travail numérique — article R4624-31 (mis à jour le 15 juin 2026) : cas de l'examen de reprise, délai de 8 jours, dispense après une préreprise dans les 30 jours (décret n° 2026-503 du 12 juin 2026) ; article R4624-29 (préreprise après plus de 30 jours d'arrêt) ; article L1226-1-3 et article D1226-8-1 (rendez-vous de liaison, 30 jours).
  • ⭐L’IA qui postule pour vous

    Laissez EZJob postuler à votre place

    EZJob trouve les offres, prépare votre CV et un message pour chaque offre et envoie vos candidatures quand le site de l'employeur le permet. Chaque envoi est tracé.

    • RGPDdonnées hébergées en Europe
    • Dès 2,99 €/moissans engagement
    • Candidature automatiquequand le site de l'employeur le permet
    • Édité en Franceoffres France Travail, Apec, WTTJ

    Articles similaires