Jours fériés 2026 : dates, 1er mai, paiement et ponts dans le privé
Réponse rapide (à jour le 26 septembre 2026) : le Code du travail compte 11 fêtes légales qui sont des jours fériés. Parmi elles, seul le 1er mai est obligatoirement chômé pour tous les salariés ; celui qui travaille ce jour-là, dans une activité qui ne peut pas s'interrompre, a droit au doublement de sa rémunération. Les autres jours fériés sont chômés si un accord collectif ou, à défaut, l'employeur le prévoit, et leur chômage n'entraîne aucune perte de salaire à partir de 3 mois d'ancienneté. D'ici la fin de 2026, il reste trois jours fériés : la Toussaint (dimanche 1er novembre), le 11 novembre (mercredi) et Noël (vendredi 25 décembre) (service-public.gouv.fr).
Un jour férié n'est pas forcément un jour de repos, ni un jour payé double. Tout dépend de la date (1er mai ou autre), de votre ancienneté, de votre convention collective et du jour de la semaine où tombe la fête. Cet article reprend les règles du secteur privé telles que les publie l'administration. Il ne remplace pas la lecture de votre convention collective, qui peut prévoir des conditions plus favorables.
Les 11 jours fériés de 2026 et leurs dates
L'article L3133-1 du Code du travail fixe la liste des fêtes légales qui sont des jours fériés (Légifrance). Pour 2026, les dates publiées par l'administration sont les suivantes (service-public.gouv.fr) :
| Fête légale | Date en 2026 |
|---|---|
| Jour de l'An | Jeudi 1er janvier |
| Lundi de Pâques | Lundi 6 avril |
| Fête du travail | Vendredi 1er mai |
| Victoire 1945 | Vendredi 8 mai |
| Ascension | Jeudi 14 mai |
| Lundi de Pentecôte | Lundi 25 mai |
| Fête nationale | Mardi 14 juillet |
| Assomption | Samedi 15 août |
| Toussaint | Dimanche 1er novembre |
| Armistice 1918 | Mercredi 11 novembre |
| Noël | Vendredi 25 décembre |
Ce qu'il reste d'ici la fin de l'année : la Toussaint tombe un dimanche, le 11 novembre un mercredi et Noël un vendredi. Pour un salarié qui travaille du lundi au vendredi, seuls le 11 novembre et le 25 décembre tombent donc sur un jour habituellement travaillé.
Le cas de l'Alsace-Moselle
En Alsace et en Moselle, deux jours s'ajoutent à la liste nationale (service-public.gouv.fr) :
La journée de solidarité ne peut pas y être accomplie les 25 et 26 décembre, ni le Vendredi saint. D'autres jours fériés existent en outre-mer (commémoration de l'abolition de l'esclavage, à une date qui varie selon le territoire) et dans certaines professions, comme la Sainte-Barbe pour les salariés des mines.
Le 1er mai : chômé, payé, doublé s'il est travaillé
Le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé pour tous les salariés, toutes entreprises et catégories confondues (service-public.gouv.fr). Trois règles en découlent :
Exemple au SMIC : le SMIC horaire brut est de 12,31 € (service-public.gouv.fr). Pour 7 heures travaillées le 1er mai, le salaire est de 7 × 12,31 = 86,17 € brut, auquel s'ajoute une indemnité de 86,17 € brut, soit 172,34 € brut pour la journée.
Le 17 avril 2026, le Premier ministre a annoncé son intention de présenter un projet de loi visant à autoriser l'ouverture des boulangers-pâtissiers artisanaux et des artisans fleuristes le 1er mai (Entreprendre Service Public). Si vous travaillez dans l'un de ces commerces, vérifiez où en est ce texte avant le 1er mai 2027.
Les autres jours fériés : chômés ou non, payés sous condition
Les 10 autres jours fériés ne sont pas obligatoirement chômés. Ils le sont si la convention collective, un accord de branche ou un accord d'entreprise ou d'établissement le prévoit, ou, en l'absence d'accord, si l'employeur le décide (service-public.gouv.fr).
Quand le jour férié est chômé :
Le paiement n'est pas dû, sauf disposition conventionnelle ou usage plus favorable, au salarié travaillant à domicile, au salarié intermittent et au salarié temporaire. L'intérimaire doit toutefois être payé pour un jour férié chômé compris dans sa mission.
Pour un jour férié ordinaire travaillé, la fiche de l'administration ne mentionne pas de doublement ni de majoration légale, contrairement au 1er mai : elle indique que les jours fériés sont « travaillés et rémunérés à des conditions qui varient selon le cas ». Regardez donc ce que prévoit votre convention collective.
Un jour férié qui tombe un jour de repos
Un jour férié chômé peut tomber un jour habituellement non travaillé, par exemple un dimanche. Dans ce cas, le salarié ne peut prétendre à aucun jour de congé supplémentaire, sauf si des dispositions conventionnelles prévoient mieux (service-public.gouv.fr). En 2026, c'est le cas de la Toussaint (dimanche 1er novembre) pour un salarié qui ne travaille pas le dimanche, et de l'Assomption (samedi 15 août) pour un salarié qui ne travaille pas le samedi.
Les ponts : aucune règle légale, mais une récupération possible
Aucune réglementation n'impose de pont. Il peut être prévu par la convention collective, un accord collectif ou décidé par l'employeur (service-public.gouv.fr). Les heures non travaillées peuvent être récupérées dans les 12 mois précédant ou suivant le pont, sans majoration de salaire. Le Code du travail autorise cette récupération notamment lorsque 1 ou 2 jours ouvrables sont chômés entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire (Légifrance).
Si vous préférez faire le pont sur vos propres congés, consultez notre article sur les congés payés.
La journée de solidarité
La journée de solidarité est une journée de travail supplémentaire non rémunérée par an, destinée au financement d'actions en faveur de l'autonomie des personnes âgées ou handicapées (service-public.gouv.fr). Elle peut prendre la forme :
Ses modalités sont fixées par accord collectif ou, à défaut, par l'employeur après consultation du CSE. Elle représente au maximum 7 heures non rémunérées pour un salarié mensualisé, réduites à proportion de la durée prévue au contrat en cas de temps partiel, et une journée pour un salarié au forfait jours. Ces heures ne sont pas des heures supplémentaires. Un salarié qui l'a déjà effectuée dans l'année chez un précédent employeur est payé, en heures supplémentaires, s'il la refait, et peut refuser sans que ce soit une faute.
Les jeunes travailleurs de moins de 18 ans
Le salarié ou l'apprenti de moins de 18 ans ne peut pas travailler les jours fériés légaux (service-public.gouv.fr). Des exceptions existent dans l'hôtellerie, la restauration, les traiteurs et organisateurs de réception, les cafés, tabacs et débits de boisson, la boulangerie, la pâtisserie, la boucherie, la charcuterie, la fromagerie-crèmerie, la poissonnerie, la fabrication de produits alimentaires ou la vente de denrées alimentaires, les magasins de fleurs, jardineries et graineteries, et les spectacles. Le jeune qui travaille un jour férié bénéficie d'un repos hebdomadaire d'au moins 36 heures consécutives.
Avant d'accepter un poste
Si vous visez un métier dont l'activité se poursuit les jours fériés, en salle, en cuisine ou dans la sécurité, demandez avant d'accepter un poste ce que prévoit la convention collective pour ces journées. Nos pages emploi affichent les offres et les salaires proposés par ville, par exemple emploi serveur à Paris ou emploi cuisinier à Lyon. Les moyennes par profession sont sur notre baromètre des salaires.
Et si vous cherchez ailleurs
EZJob recherche les offres publiées sur France Travail, l'Apec et Welcome to the Jungle, les classe selon leur compatibilité avec votre CV et prépare pour chacune votre CV, généré depuis votre profil confirmé, et un message de candidature. Il envoie la candidature à votre place quand le site de l'employeur le permet ; sinon, il vous rend la main.
