Congés payés 2026 : acquisition, arrêt maladie, indemnité et report
Réponse rapide (à jour le 25 septembre 2026) : un salarié du secteur privé acquiert 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) par an, qu'il soit à temps plein ou à temps partiel. Depuis le 24 avril 2024, un arrêt maladie non professionnel ouvre aussi des congés, à raison de 2 jours ouvrables par mois (24 jours par an au plus). L'indemnité de congés payés est la plus favorable de deux méthodes : le dixième de la rémunération brute de la période de référence ou le maintien du salaire (service-public.gouv.fr).
Les congés payés font partie des droits les plus mal connus au moment de changer d'emploi : combien de jours restent dus, combien ils valent en euros, ce que devient un solde non pris. Cet article reprend les règles publiées par l'administration, sans les extrapoler. Votre convention collective peut prévoir des règles plus favorables : elle prime alors.
Combien de jours acquiert-on ?
Le salarié acquiert 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif chez le même employeur, soit 30 jours ouvrables par an, c'est-à-dire 5 semaines (service-public.gouv.fr). Le temps partiel ne réduit pas ce nombre de jours : un salarié à mi-temps acquiert aussi 30 jours ouvrables, mais son indemnité est calculée sur son propre salaire.
Les jours s'acquièrent sur une période de référence qui va, sauf accord collectif différent, du 1er juin de l'année précédente au 31 mai de l'année en cours.
Les jours « ouvrables » sont tous les jours de la semaine, sauf le jour de repos hebdomadaire (en général le dimanche) et les jours fériés habituellement non travaillés dans l'entreprise. C'est pourquoi 30 jours ouvrables font 5 semaines.
Quand et comment les poser
Arrêt maladie : ce qui a changé
Depuis le 24 avril 2024, les absences pour maladie ouvrent des droits à congés payés (service-public.gouv.fr) :
| Situation | Congés acquis pendant l'arrêt |
|---|---|
| Arrêt maladie non professionnel | 2 jours ouvrables par mois, soit 24 jours ouvrables par an au plus |
| Accident du travail ou maladie professionnelle | 2,5 jours ouvrables par mois (assimilé à du travail effectif, sans limite de durée) |
Un salarié en arrêt maladie ordinaire pendant toute une période de référence acquiert donc 24 jours ouvrables, au lieu de 30.
Deux règles protègent ces jours :
Pour les arrêts antérieurs au 24 avril 2024, les salariés toujours en poste disposaient d'un délai de 2 ans, jusqu'au 23 avril 2026, pour réclamer les congés correspondants. Ce délai est aujourd'hui expiré.
En dehors de ces cas, le report des congés non pris à la fin de la période n'est possible qu'en cas d'accord entre l'employeur et le salarié, ou si la convention collective le prévoit (service-public.gouv.fr). Un salarié en arrêt maladie avant son départ en congé a droit au report de ses congés après la reprise du travail (service-public.gouv.fr).
Combien valent vos congés en euros
L'indemnité de congés payés se calcule de deux façons, et l'employeur verse le montant le plus avantageux (service-public.gouv.fr) :
1. La règle du dixième : l'indemnité est égale à 1/10e de la rémunération brute totale perçue pendant la période de référence.
2. Le maintien de salaire : l'indemnité est égale à ce que le salarié aurait gagné s'il avait continué à travailler.
Toutes les sommes qui ont le caractère de salaire entrent dans le calcul (salaire de base, prime d'ancienneté, prime d'assiduité, etc.).
Exemple au SMIC. Le SMIC mensuel brut est de 1 867,02 € depuis le 1er juin 2026 (service-public.gouv.fr). Pour un salarié payé exactement ce montant sur 12 mois, sans prime, la rémunération brute de la période est de 12 × 1 867,02 = 22 404,24 €. La règle du dixième donne 2 240,42 € brut pour les 30 jours ouvrables acquis. L'employeur doit comparer ce montant avec celui du maintien de salaire et verser le plus élevé.
En fin de contrat : l'indemnité compensatrice
Les congés acquis et non pris au moment où le contrat prend fin sont payés sous la forme d'une indemnité compensatrice de congés payés. Elle est due quelle que soit l'origine de la rupture : démission, licenciement (y compris pour faute lourde), rupture conventionnelle, départ à la retraite, fin de période d'essai (service-public.gouv.fr).
Pour un CDD ou une mission d'intérim, elle est versée à la fin du contrat, y compris en cas de rupture anticipée, et calculée selon la règle du dixième sur la rémunération brute totale du contrat.
C'est une question très concrète dans les métiers saisonniers. Selon l'enquête Besoins en main-d'œuvre 2026 de France Travail, les employeurs prévoient au moins 93 769 projets de recrutement de serveurs de cafés et restaurants en 2026, dont 68,4 % sont des emplois saisonniers (sur les bassins où le chiffre est publié). Un contrat de saison se termine presque toujours par le versement de cette indemnité : vérifiez-la sur le solde de tout compte. Les offres du moment sont sur nos pages emploi, par exemple emploi serveur à Nice.
Ce qu'il faut vérifier avant de quitter un poste
1. Le compteur de congés sur la dernière fiche de paie : jours acquis, jours pris, solde.
2. Les arrêts maladie de la période : ils ont ouvert des jours depuis le 24 avril 2024.
3. Le calcul de l'indemnité compensatrice sur le solde de tout compte, en comparant règle du dixième et maintien de salaire.
4. Le préavis : en cas de démission ou de licenciement, les règles de préavis sont détaillées dans nos guides sur la démission et la rupture conventionnelle.
5. Les droits au chômage : l'indemnité compensatrice de congés payés retarde le début de l'indemnisation (« différé congés payés », 30 jours au plus selon l'Unédic), comme l'explique notre guide de l'allocation chômage (ARE).
Et pour la suite
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