Servir en salle le week-end, tenir une caisse pendant l'été, donner un coup de main en hôtellerie entre deux semestres : le job étudiant finance une partie des études, et il obéit aux mêmes règles de salaire que tout autre emploi. Quelques règles changent pourtant selon votre âge et votre nationalité : un plafond d'heures pour les étudiants étrangers, des durées maximales pour les moins de 18 ans, une exonération d'impôt propre aux jeunes. Voici ce qu'il faut savoir en 2026, d'après Service Public.
Un contrat de travail, payé au moins au Smic
Un job étudiant est un emploi salarié : il prend le plus souvent la forme d'un CDD ou d'un contrat à temps partiel, et il se paie au moins au Smic. Selon Service Public (page vérifiée le 1er juin 2026, arrêté du 22 mai 2026), le Smic s'élève à 12,31 € brut de l'heure, soit 1 867,02 € brut par mois pour 35 heures par semaine. Le montant net indiqué à titre indicatif est de 9,74 € de l'heure ; notre guide du passage du brut au net explique l'écart.
Pour les salariés de moins de 18 ans qui ont moins de 6 mois de pratique professionnelle dans leur branche, le Smic peut être minoré :
La minoration disparaît dès que le jeune atteint 6 mois de pratique professionnelle dans la branche.
Combien d'heures pouvez-vous travailler ?
Service Public fixe un plafond chiffré pour les étudiants étrangers ; les autres étudiants majeurs suivent les règles générales de la durée du travail, comme tout salarié à temps partiel ou à temps plein.
Étudiant non européen
Un étudiant titulaire d'un titre de séjour étudiant peut travailler 964 heures par an au maximum, soit 60 % de la durée annuelle légale du travail, sans demander d'autorisation de travail. Deux points à vérifier :
Le contrat d'apprentissage permet de travailler au-delà des 964 heures, sans autorisation, une fois le contrat validé par l'Opco ; un contrat de professionnalisation ou un doctorat au-delà de cette limite exige une autorisation de travail. Les étudiants algériens relèvent d'un régime particulier : après autorisation, au plus 50 % de la durée annuelle pratiquée dans la branche.
Étudiant européen
Un étudiant de l'Union européenne travaille en France sans titre de séjour ni autorisation, lui aussi dans la limite de 964 heures par an, à condition que l'emploi reste accessoire, c'est-à-dire en complément des études. Au-delà, Service Public indique que l'étudiant perd ce statut et relève de la catégorie des travailleurs.
Moins de 18 ans : des durées maximales strictes
Un lycéen ou un étudiant mineur peut travailler, dans des limites que fixe Service Public :
Le job d'été en CDD : pas de prime de précarité
En fin de CDD, le salarié touche en principe une indemnité de fin de contrat d'au moins 10 % de sa rémunération brute. Service Public cite pourtant le cas du jeune embauché pendant ses vacances scolaires ou universitaires parmi ceux où cette indemnité n'est pas due. Un job d'été n'y donne donc pas droit.
Impôt : 5 405 € de salaires exonérés
Les salaires d'un job étudiant sont exonérés d'impôt sur le revenu dans la limite de 3 fois le Smic mensuel, soit 5 405 € pour les revenus de 2025 déclarés en 2026. Selon Service Public (page vérifiée le 18 août 2026), il faut avoir eu moins de 25 ans au 1er janvier 2025 (être né à compter du 1er janvier 2000) et avoir travaillé pendant ses études secondaires ou supérieures ou pendant ses vacances.
Où se trouvent les emplois saisonniers ?
La restauration et l'hôtellerie embauchent beaucoup de saisonniers. Selon l'enquête Besoins en main-d'œuvre (BMO) 2026 de France Travail, les employeurs prévoient au moins 93 769 projets de recrutement de serveurs de cafés restaurants, dont 68 % saisonniers (63 176 sur 92 331 projets où la donnée est publiée), et au moins 49 228 projets d'employés de l'hôtellerie, dont 77 % saisonniers (36 551 sur 47 511). Les offres de serveur à Paris donnent un aperçu des postes publiés sur France Travail.
Ce qu'il faut retenir
Sources
Sources officielles consultées le 5 novembre 2026. Les montants, durées et seuils sont ceux publiés par ces sources ; aucun n'est recalculé dans cet article, sauf les parts de saisonniers, calculées à partir des chiffres de l'enquête BMO.
