Retour au blog
Fiches métier

Temps partiel 2026 : droits, durée minimale et heures complémentaires

7 min de lecture
Partager :
Une salariée quitte le bureau en début d'après-midi pour retrouver son enfant.
🚀Candidature automatique

Votre CV et un message pour chaque offre, envoyés pour vous

EZJob joint un CV lisible par les ATS, généré depuis votre profil, rédige le message et postule à votre place quand le site de l'employeur le permet.

Dès 2,99 €/mois, sans engagement — résiliable à tout moment.

Un salarié est à temps partiel lorsqu'il travaille moins longtemps qu'un salarié à temps plein. Ce statut encadre la durée minimale du contrat, le salaire, les heures complémentaires et la modification des horaires. Voici les règles en vigueur en 2026, d'après la fiche de Service Public sur le temps partiel dans le secteur privé (vérifiée le 21 juin 2023) et ses questions-réponses associées.


Ce guide concerne les salariés du secteur privé en France. Sur plusieurs points (durée minimale, limite et majoration des heures complémentaires, délai de prévenance), une convention collective ou un accord peut prévoir d'autres règles que celles décrites ici : vérifiez le texte applicable à votre branche ou à votre entreprise.


Qu'est-ce qu'un temps partiel ?


Le travail à temps partiel correspond à une durée inférieure à celle prévue pour un salarié à temps plein, donc inférieure à l'une de ces limites :


  • la durée légale hebdomadaire : 35 heures ;
  • la durée légale mensuelle : 151,67 heures ;
  • la durée légale annuelle : 1 607 heures.

  • Des dispositions conventionnelles peuvent prévoir une durée de temps plein inférieure. Tout salarié peut travailler à temps partiel, en CDI comme en CDD, et le temps partiel peut être demandé par l'employeur comme par le salarié.


    Un contrat obligatoirement écrit


    Le salarié à temps partiel doit signer un contrat de travail écrit. Il mentionne notamment :


  • la qualification du salarié et sa rémunération ;
  • la durée de travail hebdomadaire ou mensuelle prévue ;
  • la répartition de la durée du travail entre les jours de la semaine ou les semaines du mois (sauf répartition prévue par convention ou accord sur une période supérieure à la semaine) ;
  • les limites dans lesquelles des heures complémentaires peuvent être accomplies ;
  • le mode de communication par écrit des horaires de chaque journée travaillée ;
  • les cas dans lesquels la répartition de la durée du travail peut être modifiée, et la nature de cette modification.

  • Tout avenant doit aussi être écrit. En l'absence d'écrit, le contrat de travail est un contrat à temps plein. Dans une association ou une entreprise d'aide à domicile, les horaires sont communiqués chaque mois, par écrit.


    La durée minimale : 24 heures par semaine, sauf dérogation


    La durée minimale est fixée par la convention collective ou l'accord de branche étendu. En l'absence de dispositions conventionnelles, elle est de 24 heures par semaine (ou la durée mensuelle équivalente, soit 104 heures), ou de 104 heures par mois si la durée du travail est répartie sur une période supérieure à la semaine.


    Une durée plus courte est possible dans plusieurs cas :


  • un CDD de 7 jours au plus ;
  • le remplacement d'un salarié absent, quelle que soit la raison de son absence ;
  • une demande écrite et motivée du salarié, pour des contraintes personnelles (santé, famille), pour cumuler plusieurs activités ou, pour un étudiant de moins de 26 ans, pour poursuivre ses études ; l'employeur n'est pas obligé d'accepter ;
  • un salarié employé directement par un particulier, qui n'a pas de durée minimale à respecter.

  • Les contrats d'insertion (CDDI) et les contrats d'insertion par l'activité économique ont une durée minimale d'au moins 20 heures par semaine.


    Un salaire proportionnel à la durée du travail


    La rémunération du salarié à temps partiel est proportionnelle à celle du salarié qui, à qualification égale, occupe à temps complet un emploi équivalent dans l'entreprise, sauf dispositions conventionnelles ou usages plus favorables. Elle peut être lissée : un salarié dont l'horaire varie au cours de l'année perçoit alors une rémunération fixe et régulière. Pour passer du brut au net sur votre fiche de paie, voir nos guides du salaire brut et net et de la fiche de paie.


    Les heures complémentaires : limite et majoration


    Au-delà de la durée prévue au contrat, le salarié à temps partiel effectue des heures complémentaires. Ce ne sont pas des heures supplémentaires, qui concernent les salariés à temps plein (voir notre guide des heures supplémentaires).


    Elles sont possibles dans la limite de 1/10e de la durée hebdomadaire ou mensuelle prévue au contrat. Service Public donne l'exemple d'un contrat de 30 heures par semaine : 3 heures complémentaires au maximum. Une convention ou un accord peut porter cette limite à 1/3 de la durée du contrat.


    Toute heure complémentaire donne lieu à une majoration de salaire. Le taux peut être fixé par convention ou accord ; à défaut, il est de :


  • 10 % pour chaque heure complémentaire accomplie dans la limite de 1/10e de la durée du contrat ;
  • 25 % pour chaque heure accomplie au-delà de 1/10e (et dans la limite de 1/3).

  • Quand pouvez-vous refuser des heures complémentaires ?


    Le salarié peut refuser d'effectuer des heures complémentaires :


  • s'il est informé moins de 3 jours avant la date prévue ;
  • ou si elles dépassent les limites fixées par le contrat de travail.

  • Dans ces deux cas, le refus n'est ni une faute ni un motif de licenciement. En revanche, si vous êtes prévenu au moins 3 jours avant et que les heures restent dans les limites du contrat, le refus peut constituer une faute justifiant une sanction disciplinaire, voire un licenciement selon les circonstances.


    La modification de vos horaires


    L'employeur peut modifier les horaires d'un salarié à temps partiel, en respectant un délai de prévenance. Fixé par convention ou accord, il est d'au moins 3 jours ouvrés ; à défaut, il est de 7 jours ouvrés minimum (Service Public, vérifiée le 10 avril 2026).


  • Si le contrat prévoit cette possibilité, le salarié peut refuser le changement s'il est incompatible avec des obligations familiales, la poursuite de ses études, une activité chez un autre employeur ou une activité non salariée.
  • Si le contrat ne la prévoit pas, le salarié peut refuser ; ce refus ne peut pas être considéré comme une faute ni comme un motif de licenciement.

  • Passer à temps partiel, ou de temps partiel à temps plein


    À votre demande. Si une convention ou un accord s'applique, il fixe la procédure et le délai de réponse de l'employeur ; le salarié à temps plein qui veut passer à temps partiel est prioritaire pour un emploi de même catégorie professionnelle ou équivalent. À défaut de convention ou d'accord, la demande est adressée par lettre recommandée avec avis de réception, en indiquant la durée souhaitée et la date envisagée, au moins 6 mois avant cette date ; l'employeur répond dans les 3 mois, par lettre recommandée (Service Public, vérifiée le 28 mars 2024). Il peut refuser s'il n'a pas d'emploi disponible dans votre catégorie professionnelle ou un emploi équivalent, ou si la demande ne correspond pas à la bonne marche de l'entreprise. En cas d'accord, un avenant au contrat est signé.


    À l'initiative de l'employeur. Hors difficultés économiques temporaires, le passage à temps partiel est une modification essentielle du contrat : l'employeur ne peut pas l'imposer sans votre accord, et en cas de désaccord vous continuez à travailler à temps plein. Si la réduction est justifiée par des difficultés économiques, le refus peut entraîner un licenciement pour motif économique, qui doit être justifié ; en cas de litige, le conseil de prud'hommes peut être saisi (Service Public, vérifiée le 1er août 2024).


    Le temps partiel est possible en CDD comme en CDI : pour les règles propres au contrat à durée déterminée, voir notre guide du CDD.


    Sources


    Sources officielles consultées le 21 octobre 2026. Les règles, durées et taux sont ceux publiés par ces sources ; aucun n'est recalculé dans cet article.


  • Service Public — temps partiel d'un salarié dans le secteur privé (vérifiée le 21 juin 2023) : définition (35 heures, 151,67 heures, 1 607 heures), salariés concernés, mentions du contrat écrit et requalification en temps plein à défaut d'écrit, durée minimale de 24 heures ou 104 heures et dérogations, CDDI et IAE (20 heures), rémunération proportionnelle et lissage, heures complémentaires (limite de 1/10e, exemple de 30 heures, extension à 1/3), majorations de 10 % et 25 %, droit de refus et délai de 3 jours ; références du Code du travail (articles L3123-1 à L3123-10, L3123-19 à L3123-21 et L3123-27 à L3123-29).
  • Service Public — salarié à temps partiel : quelle est la durée hebdomadaire minimale de travail ? (vérifiée le 3 octobre 2023) : durée minimale par défaut et cas de dérogation (CDD de 7 jours au plus, remplacement, contraintes personnelles, cumul d'activités, étudiant de moins de 26 ans, particulier employeur, contrats d'insertion).
  • Service Public — un employeur peut-il modifier les horaires de temps de travail d'un salarié travaillant à temps partiel ? (vérifiée le 10 avril 2026) : délai de prévenance (3 jours ouvrés au moins par accord, 7 jours ouvrés à défaut) et motifs de refus.
  • Service Public — comment un salarié à temps plein peut-il passer à temps partiel ? (vérifiée le 28 mars 2024) : procédure conventionnelle et priorité d'emploi, demande par lettre recommandée 6 mois avant, réponse sous 3 mois, motifs de refus de l'employeur.
  • Service Public — l'employeur peut-il imposer au salarié de travailler à temps partiel ? (vérifiée le 1er août 2024) : consultation du CSE, modification essentielle du contrat, cas des difficultés économiques temporaires.
  • ⭐L’IA qui postule pour vous

    Laissez EZJob postuler à votre place

    EZJob trouve les offres, prépare votre CV et un message pour chaque offre et envoie vos candidatures quand le site de l'employeur le permet. Chaque envoi est tracé.

    • RGPDdonnées hébergées en Europe
    • Dès 2,99 €/moissans engagement
    • Candidature automatiquequand le site de l'employeur le permet
    • Édité en Franceoffres France Travail, Apec, WTTJ

    Articles similaires