Retour au blog
Fiches métier

Faute grave en 2026 : définition, exemples et conséquences

6 min de lecture
Partager :
Un entretien disciplinaire sérieux et calme, un dossier fermé et un sablier sur la table.
🚀Candidature automatique

Votre CV et un message pour chaque offre, envoyés pour vous

EZJob joint un CV lisible par les ATS, généré depuis votre profil, rédige le message et postule à votre place quand le site de l'employeur le permet.

Dès 2,99 €/mois, sans engagement — résiliable à tout moment.

La faute grave est le motif de licenciement disciplinaire le plus lourd de conséquences pour le salarié, après la faute lourde : pas de préavis, pas d'indemnité de licenciement. Elle ne prive pourtant ni des congés payés acquis, ni de l'allocation chômage. Voici les règles applicables en 2026, d'après les fiches de Service Public sur les types de faute (vérifiée le 21 novembre 2025), la procédure de licenciement pour motif personnel (vérifiée le 11 mai 2026) et les sanctions disciplinaires (vérifiée le 7 mai 2025), ainsi que les articles L1332-2 à L1332-4 et L1234-1 du Code du travail.


Faute simple, grave ou lourde : ce qui les distingue


Il n'existe pas de liste légale des fautes. C'est l'employeur qui qualifie d'abord les faits, et le juge qui tranche en cas de litige. Service Public distingue trois niveaux :


  • la faute simple : le salarié manque à ses obligations, mais la faute n'est pas assez grave pour rendre impossible son maintien dans l'entreprise. Elle peut tout de même constituer une cause réelle et sérieuse de licenciement (une erreur ou une négligence, par exemple) ;
  • la faute grave : le salarié manque à ses obligations, et la gravité de la faute rend impossible son maintien dans l'entreprise, même pendant la durée du préavis ;
  • la faute lourde : une faute d'une particulière gravité qui révèle une intention de nuire à l'employeur.

  • Un même fait peut être qualifié de faute simple ou grave selon les circonstances : ancienneté, fonctions, contexte, caractère répété. La faute grave peut être retenue dès la première faute : il n'est pas nécessaire d'avoir reçu des avertissements, sauf si le règlement intérieur de l'entreprise impose une échelle de sanctions.


    Exemples de faute grave


    En pratique, selon Service Public, la faute grave est souvent admise dans les cas suivants :


  • état d'ivresse pendant les heures de travail ;
  • absences injustifiées (pour l'absence prolongée, voir aussi la procédure d'abandon de poste et de présomption de démission) ;
  • indiscipline ou insubordination, comme le refus d'effectuer une tâche prévue au contrat ;
  • harcèlement, violences ou injures envers l'employeur ou d'autres salariés (voir notre guide du harcèlement moral au travail) ;
  • vols dans l'entreprise.

  • La faute lourde, elle, vise par exemple la dégradation volontaire d'un outil de l'entreprise, le détournement de clientèle au profit d'un concurrent ou la divulgation d'informations confidentielles.


    La mise à pied conservatoire


    Lorsque les faits le rendent indispensable, l'employeur peut écarter immédiatement le salarié le temps de la procédure : c'est la mise à pied conservatoire. Il en informe le salarié oralement ou par écrit. Ce n'est pas une sanction définitive : aucune sanction relative à ces faits ne peut être prise sans que la procédure disciplinaire soit respectée (article L1332-3 du Code du travail). Elle ne doit pas être confondue avec la mise à pied disciplinaire, qui est une sanction.


    La procédure de licenciement pour faute grave


    1. Un délai de 2 mois pour agir. L'employeur doit engager les poursuites disciplinaires dans les 2 mois qui suivent le jour où il a eu connaissance des faits, sauf si des poursuites pénales ont été engagées dans ce délai (article L1332-4). Il peut toutefois tenir compte de faits plus anciens lorsque le comportement fautif s'est poursuivi.


    2. La convocation à l'entretien préalable. Elle est envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge. Elle indique l'objet, la date, l'heure et le lieu de l'entretien, et la possibilité de se faire assister. Au moins 5 jours ouvrables séparent la présentation de la lettre et l'entretien.


    3. L'entretien. L'employeur expose les motifs de la décision envisagée et recueille les explications du salarié. Celui-ci peut se faire assister par un salarié de l'entreprise ou, sans représentant du personnel, par un conseiller du salarié. Il n'est pas obligé de s'y présenter, et la procédure peut se poursuivre en son absence.


    4. La lettre de licenciement. Elle énonce le motif, est signée par l'employeur et envoyée en recommandé avec accusé de réception au moins 2 jours ouvrables après l'entretien et au plus 1 mois après. Dans les 15 jours qui suivent la notification, le motif peut être précisé à l'initiative de l'employeur ou à la demande du salarié.


    Le contrat prend fin dès la notification du licenciement pour faute grave ou lourde : le salarié n'effectue pas de préavis.


    Ce que le salarié perd, et ce qu'il garde


    Il perd :


  • l'indemnité de licenciement, quelle que soit son ancienneté (son calcul, pour les autres motifs, est détaillé dans notre guide du licenciement pour motif personnel) ;
  • le préavis et l'indemnité compensatrice de préavis : selon l'article L1234-1 du Code du travail, le droit au préavis légal ne vaut que lorsque le licenciement n'est pas motivé par une faute grave.

  • Il garde :


  • l'indemnité compensatrice de congés payés pour les congés acquis et non pris, s'il en remplit les conditions (voir notre guide des congés payés) ;
  • le droit à l'allocation chômage : le salarié qui remplit les conditions, notamment de durée minimale de travail, peut bénéficier de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE).

  • En cas de faute lourde, les conséquences sont les mêmes, et le juge peut en plus condamner le salarié à réparer le préjudice causé à l'employeur.


    Contester un licenciement pour faute grave


    Le salarié en désaccord sur la qualification de la faute ou sur le licenciement peut saisir le conseil de prud'hommes, dans un délai de 12 mois pour une action portant sur la rupture du contrat. C'est le juge qui détermine s'il y a faute et quel est son degré de gravité. S'il ne retient qu'une faute simple, ce sont ses règles qui s'appliquent : préavis, et indemnité de licenciement si le salarié remplit les conditions d'ancienneté. Il peut aussi juger le licenciement sans cause réelle et sérieuse et condamner l'employeur.


    L'employeur ne peut pas non plus sanctionner deux fois les mêmes faits, ni prononcer d'amende ou de sanction financière, ni sanctionner un salarié pour un motif discriminatoire, l'exercice normal du droit de grève, le témoignage de faits de harcèlement ou l'exercice du droit de retrait.


    Sources


    Sources officielles consultées le 27 octobre 2026. Les règles et délais sont ceux publiés par ces sources ; aucun n'est recalculé dans cet article.


  • Service Public — licenciement pour faute simple, grave ou lourde : quelles conséquences pour le salarié ? (vérifiée le 21 novembre 2025) : critères de la faute simple, grave et lourde, exemples admis en pratique, absence d'indemnité de licenciement et de préavis, indemnité compensatrice de congés payés, ARE, contestation devant le conseil de prud'hommes ; articles L1234-1 à L1234-9 et L3141-28 du Code du travail.
  • Service Public — procédure de licenciement d'un salarié pour motif personnel (vérifiée le 11 mai 2026) : mise à pied conservatoire, convocation, délai de 5 jours ouvrables, assistance, lettre envoyée entre 2 jours ouvrables et 1 mois après l'entretien, précision du motif sous 15 jours, fin du contrat dès la notification en cas de faute grave ou lourde.
  • Service Public — sanctions disciplinaires d'un salarié du secteur privé (vérifiée le 7 mai 2025) : absence de liste légale des fautes, échelle des sanctions, interdiction des sanctions pécuniaires et de la double sanction, délai de 2 mois, licenciement possible dès la première faute, motifs de sanction interdits.
  • Service Public — saisir le conseil de prud'hommes (vérifiée le 3 mars 2026) : délai de 12 mois pour une action portant sur la rupture du contrat de travail.
  • Code du travail numérique — article L1332-2 du Code du travail : entretien préalable à une sanction, assistance, sanction notifiée entre 2 jours ouvrables et 1 mois après l'entretien.
  • Code du travail numérique — article L1332-3 du Code du travail : mise à pied conservatoire et respect de la procédure avant toute sanction définitive.
  • Code du travail numérique — article L1332-4 du Code du travail : délai de prescription de 2 mois des faits fautifs.
  • Code du travail numérique — article L1234-1 du Code du travail : préavis dû lorsque le licenciement n'est pas motivé par une faute grave.
  • ⭐L’IA qui postule pour vous

    Laissez EZJob postuler à votre place

    EZJob trouve les offres, prépare votre CV et un message pour chaque offre et envoie vos candidatures quand le site de l'employeur le permet. Chaque envoi est tracé.

    • RGPDdonnées hébergées en Europe
    • Dès 2,99 €/moissans engagement
    • Candidature automatiquequand le site de l'employeur le permet
    • Édité en Franceoffres France Travail, Apec, WTTJ

    Articles similaires