Retour au blog
Tendances emploi

Freelance vs CDI en 2026 : quel statut choisir ?

· mis à jour le
11 min de lecture
Partager :
Une personne hésite entre un atelier de travail indépendant et un espace partagé avec une équipe.
🚀Candidature automatique

Votre CV et un message pour chaque offre, envoyés pour vous

EZJob joint un CV lisible par les ATS, généré depuis votre profil, rédige le message et postule à votre place quand le site de l'employeur le permet.

Dès 2,99 €/mois, sans engagement — résiliable à tout moment.

Freelance vs CDI en 2026 : quel statut choisir ?


Freelance ou CDI ? La question se pose surtout dans les métiers du numérique, du conseil et de la création, où les deux statuts coexistent. Ce guide compare ce qui est comparable : les règles de 2026 (plafonds, taux de cotisations, protection sociale), vérifiées sur les sites officiels, et les revenus réellement mesurés par l'INSEE. Il ne contient pas de tableau de tarifs journaliers ni de simulation « freelance contre salarié » avec des montants choisis pour l'exemple : ces chiffres varient trop d'un métier et d'une personne à l'autre pour qu'une moyenne ait un sens. À la place, vous trouverez la méthode pour faire le calcul avec vos propres chiffres.


Le freelance en 2026 : ce que mesure l'INSEE


Combien de travailleurs indépendants ?


Selon l'INSEE (Insee Première n° 2114, juin 2026), 4,3 millions de personnes exerçaient une activité non salariée fin 2024. Parmi elles :

  • 2,05 millions de micro-entrepreneurs, en hausse de 8,2 % sur un an ;
  • 1,86 million de non-salariés « classiques » (entrepreneurs individuels au régime réel, gérants de société), en hausse de 0,7 %.

  • Fin 2024, 32 % des micro-entrepreneurs cumulaient leur activité avec un emploi salarié, contre 10 % des non-salariés classiques.


    Combien gagnent-ils ?


    L'INSEE mesure le revenu d'activité, c'est-à-dire la rémunération tirée de l'activité non salariée après déduction des cotisations sociales, avant impôt. En 2024 :

  • les non-salariés classiques gagnaient en moyenne 4 150 € par mois ;
  • dans l'information et la communication, ils étaient 44 000 et gagnaient en moyenne 4 190 € par mois ;
  • les micro-entrepreneurs gagnaient en moyenne 680 € par mois, et la moitié d'entre eux moins de 330 €. Un quart gagnait moins de 80 € par mois, un dixième plus de 1 790 €.

  • Ces faibles montants s'expliquent en partie par le cumul avec un emploi salarié et par des activités exercées quelques mois seulement : la micro-entreprise sert souvent de complément. Ils rappellent surtout qu'un tarif journalier affiché ne dit rien du revenu annuel : tout dépend du nombre de jours réellement facturés.


    Les statuts possibles pour exercer en freelance


    Micro-entreprise


    Le régime le plus simple : cotisations calculées sur le chiffre d'affaires encaissé, comptabilité allégée.


    Plafonds de chiffre d'affaires 2026 (à ne pas avoir dépassés en 2024 ou en 2025) :

  • 83 600 € pour les prestations de services et les professions libérales ;
  • 203 100 € pour la vente de marchandises.

  • Taux de cotisations sociales 2026 (en pourcentage du chiffre d'affaires) :


    ActivitéTaux 2026
    Vente de marchandises12,3 %
    Prestations de services commerciales ou artisanales (BIC)21,2 %
    Professions libérales non réglementées (BNC, la plupart des métiers du conseil et du numérique)25,6 %
    Professions libérales relevant de la Cipav23,2 %

    *Source : service-public.gouv.fr (vérifié le 1er janvier 2026).*


    Concrètement, un freelance en profession libérale non réglementée qui encaisse le plafond de 83 600 € verse 21 401,60 € de cotisations sociales (25,6 %), avant impôt et avant ses frais professionnels, qui ne sont pas déductibles en micro-entreprise.


    Versement libératoire de l'impôt : sur option, l'impôt sur le revenu est payé en même temps que les cotisations, à 2,2 % du chiffre d'affaires en profession libérale (BNC), 1,7 % pour les autres prestations de services (BIC) et 1 % pour la vente. Il n'est ouvert que si le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année ne dépasse pas un plafond : 29 579 € pour une personne seule en 2026 (plafond plus élevé pour un couple ou avec enfants).


    TVA : en franchise en base, pas de TVA à facturer tant que le chiffre d'affaires des prestations de services reste sous 37 500 € (seuil majoré : 41 250 €) ; pour la vente, 85 000 € (seuil majoré : 93 500 €). Ces seuils sont inchangés en 2026 : le seuil unique de 25 000 € un temps envisagé a été abandonné.


    Société : EURL ou SASU


    Au-delà des plafonds, ou pour déduire ses frais réels, on crée une société :

  • EURL : le gérant associé unique relève du régime des travailleurs indépendants ;
  • SASU : le président est « assimilé salarié » : il relève du régime général comme un cadre salarié, mais sans assurance chômage ; il peut se verser un salaire, des dividendes, ou les deux.

  • Avantages : pas de plafond de chiffre d'affaires, frais réels déductibles. Contreparties : comptabilité complète, coûts de création et d'expert-comptable, choix de rémunération à arbitrer chaque année. Le bon choix dépend de votre chiffre d'affaires, de vos charges et de votre situation familiale : faites faire la simulation par un expert-comptable avant de trancher.


    Portage salarial


    Le portage salarial est une relation à trois : vous trouvez vos missions et négociez leur prix avec l'entreprise cliente, et une entreprise de portage vous emploie comme salarié. Le Code du travail l'encadre (articles L1254-1 et suivants) :

  • il est réservé aux personnes qui ont une expertise, une qualification et une autonomie suffisantes pour trouver leurs clients (article L1254-2) ;
  • le client ne peut y recourir que pour une tâche occasionnelle hors de son activité normale et permanente, ou pour une expertise dont il ne dispose pas (article L1254-3) ;
  • le contrat peut être un CDD, de 18 mois au plus renouvellement compris, ou un CDI ;
  • la rémunération minimale est fixée par la convention collective de branche ; à défaut d'accord de branche étendu, la loi la fixe à 75 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale pour un temps plein, soit 3 003,75 € en 2026 (plafond : 4 005 € par mois).

  • Avantage principal : vous êtes salarié, donc couvert par l'assurance chômage, la retraite complémentaire et la complémentaire santé d'entreprise. Contrepartie : les frais de gestion de la société de portage et les cotisations salariales et patronales sont prélevés sur le chiffre d'affaires de vos missions. Comparez les frais de gestion de plusieurs sociétés de portage avant de signer.


    Le CDI en 2026 : ce que la loi garantit


    Les garanties du salarié


  • Congés payés : 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) par an.
  • Complémentaire santé : l'employeur du secteur privé doit proposer une complémentaire santé collective et en financer au moins 50 % de la cotisation.
  • Assurance chômage : en cas de perte involontaire d'emploi (licenciement, rupture conventionnelle, fin de CDD), sous conditions de durée d'affiliation. Voir notre guide de l'allocation chômage ARE.
  • Retraite de base et complémentaire, et prévoyance selon la convention collective.
  • Télétravail : il repose sur un accord collectif, une charte de l'employeur ou un accord entre salarié et employeur ; hors circonstances exceptionnelles, il ne peut pas être imposé (Code du travail, articles L1222-9 à L1222-11). Voir notre guide télétravail.

  • Les salaires en CDI : les moyennes INSEE


    L'INSEE publie le salaire net mensuel moyen en équivalent temps plein du secteur privé. En 2024 :

  • tous salariés du privé : 2 733 € ;
  • cadres (catégories 1 à 3) : 4 629 € ;
  • ingénieurs et cadres d'étude, recherche et développement en informatique (PCS 388A) : 4 029 € ;
  • chefs de projets informatiques, responsables informatiques (PCS 388C) : 4 283 €.

  • Ce sont des moyennes, tous âges et anciennetés confondus, et elles portent sur les salariés, CDI et CDD compris. Notre baromètre des salaires les détaille par profession, et chaque fiche (par exemple développeur ou consultant IT) indique les professions INSEE correspondantes.


    Comparaison : freelance vs CDI


    Protection sociale


    CritèreCDIMicro-entreprisePortage salarial
    Assurance chômageOui, sous conditionsPas d'ARE ; ATI sous conditions strictes (voir ci-dessous)Oui, sous conditions
    Retraite de baseOuiOui, proportionnelle aux cotisationsOui
    Retraite complémentaireOuiOui pour les régimes des indépendants, sur les cotisations verséesOui
    Complémentaire santéOui, financée au moins à 50 % par l'employeurÀ souscrire soi-mêmeOui
    Congés payés5 semaines rémunéréesNon rémunérésOui
    Formation (CPF)OuiOuiOui

    L'allocation des travailleurs indépendants (ATI) existe, mais elle est très encadrée : il faut avoir exercé au moins 2 ans sans interruption dans la même entreprise, avoir tiré au moins 10 000 € de revenus de l'activité l'une des deux années précédentes, avoir cessé involontairement et définitivement (liquidation, redressement judiciaire, ou activité non viable attestée par un tiers), et avoir des ressources inférieures au RSA. Son montant est au plus de 26,30 € par jour, environ 800 € par mois, pendant 182 jours au plus, sans renouvellement.


    Revenus nets : comment comparer vous-même


    Les comparaisons chiffrées que l'on trouve en ligne choisissent un tarif et un nombre de jours favorables. Faites plutôt le calcul avec vos données :


    1. Chiffre d'affaires annuel réaliste = tarif journalier × jours réellement facturés. Déduisez les congés, les jours fériés, la formation, la prospection et les intercontrats.

    2. Retirez les cotisations au taux officiel de votre activité (tableau plus haut), ou, en société, faites faire la simulation par un expert-comptable.

    3. Retirez vos frais : matériel, logiciels, assurance responsabilité civile professionnelle, complémentaire santé, comptabilité, déplacements.

    4. Retirez l'impôt (versement libératoire ou barème).

    5. Comparez au net après impôt de l'offre de CDI, en ajoutant ce que vous perdez en quittant le salariat : congés payés, part employeur de la complémentaire santé, assurance chômage, éventuels intéressement et participation.


    Le simulateur officiel de l'Urssaf (mon-entreprise.urssaf.fr) fait ce calcul pour chaque statut.


    Liberté et flexibilité


    CritèreCDIFreelance
    Choix des missions et des clientsNonOui
    Choix des horairesSelon l'accord d'entrepriseOui, dans les limites fixées par le client
    Lieu de travailTélétravail selon accord ou charteLibre, selon le client
    RevenuFixe, négociéVariable, sans plafond hors micro-entreprise
    Congés5 semaines rémunéréesLibres, non rémunérés

    Accès au crédit immobilier


    Le salarié en CDI dont la période d'essai est terminée présente un revenu régulier que les banques savent lire. Le freelance doit en général présenter plusieurs années de bilans ou de déclarations de chiffre d'affaires, ses contrats en cours et un prévisionnel. En portage salarial, le bulletin de paie aide, surtout en CDI de portage.


    Les modèles hybrides


    CDI + activité indépendante


    Un salarié peut créer une micro-entreprise à côté de son emploi, à condition de respecter son contrat : clause d'exclusivité éventuelle, obligation de loyauté, pas de concurrence avec son employeur. Fin 2024, près d'un tiers des micro-entrepreneurs cumulaient ainsi les deux statuts (INSEE). C'est un bon moyen de tester le marché avant de se lancer.


    La mission longue


    Beaucoup de freelances du numérique travaillent en mission de plusieurs mois chez un même client. Attention : un lien de subordination (horaires imposés, ordres, sanctions) peut conduire à une requalification en contrat de travail.


    Le portage salarial


    C'est le compromis le plus protecteur pour les profils experts, au prix de frais de gestion et de cotisations salariales prélevés sur le chiffre d'affaires.


    Comment choisir ? Les questions à se poser


    1. Quelle est ma tolérance au risque financier ? Si un mois sans revenu vous met en difficulté, le CDI ou le portage sont plus adaptés.

    2. Ai-je un réseau pour trouver des missions ? Sans premiers clients identifiés, les débuts sont lents.

    3. Suis-je prêt à gérer l'administratif ? Déclarations, facturation, relances, prospection.

    4. Ai-je un projet immobilier dans les deux ou trois ans ? Le CDI simplifie le dossier.

    5. Mon chiffre d'affaires attendu dépasse-t-il 83 600 € ? Alors la micro-entreprise ne suffira pas : envisagez une société ou le portage.


    Trouver des opportunités, quel que soit votre statut


    EZJob s'occupe des offres d'emploi salarié, pas des missions freelance : il recherche les offres publiées sur France Travail, l'Apec et Welcome to the Jungle, les classe selon leur compatibilité avec votre CV et prépare pour chacune votre CV, généré depuis votre profil confirmé, et un message de candidature. Il envoie la candidature à votre place quand le site de l'employeur le permet ; sinon, il vous rend la main. Si vous hésitez entre les deux statuts, c'est un moyen de mesurer ce que vaut votre profil sur le marché salarié.


    Conclusion


    Le choix entre freelance et CDI ne se résume pas à un tarif journalier. Les règles de 2026 sont connues (plafond de 83 600 € et cotisations de 21,2 % à 25,6 % en micro-entreprise pour les services, minimum légal de 75 % du plafond de la Sécurité sociale en portage à défaut d'accord de branche, 5 semaines de congés payés et complémentaire santé financée à 50 % au moins en CDI). Les revenus mesurés par l'INSEE montrent un écart immense entre les indépendants installés (4 150 € par mois en moyenne pour les non-salariés classiques) et la majorité des micro-entrepreneurs (330 € par mois en médiane). Faites le calcul avec vos propres chiffres, et choisissez selon votre situation plutôt qu'une moyenne.


    ---


    Vous visez un poste salarié ? EZJob postule à votre place aux offres qui correspondent à votre profil. Laisser EZJob postuler, dès 2,99 €/mois, sans engagement.


    Sources


  • INSEE, « Les revenus d'activité des non-salariés en 2024 », Insee Première n° 2114, juin 2026 : insee.fr
  • Plafonds de chiffre d'affaires du micro-entrepreneur : entreprendre.service-public.gouv.fr
  • Cotisations sociales du micro-entrepreneur : entreprendre.service-public.gouv.fr
  • Versement libératoire de l'impôt sur le revenu : entreprendre.service-public.gouv.fr
  • Franchise en base de TVA : entreprendre.service-public.gouv.fr
  • Code du travail, portage salarial, articles L1254-1 à L1254-31 : legifrance.gouv.fr
  • Plafond de la Sécurité sociale 2026 : service-public.gouv.fr
  • Congés payés : service-public.gouv.fr
  • Complémentaire santé d'entreprise, obligations de l'employeur : entreprendre.service-public.gouv.fr
  • Télétravail dans le secteur privé : service-public.gouv.fr
  • Allocation des travailleurs indépendants : francetravail.fr et unedic.org
  • INSEE, salaires du secteur privé 2024 par profession (base Tous salariés, DERA) : catalogue des données INSEE
  • INSEE, salaire net en EQTP par catégorie socioprofessionnelle, France, 2024 : catalogue des données INSEE
  • Statut social du dirigeant (SASU, EURL) : entreprendre.service-public.gouv.fr et urssaf.fr
  • ⭐L’IA qui postule pour vous

    Laissez EZJob postuler à votre place

    EZJob trouve les offres, prépare votre CV et un message pour chaque offre et envoie vos candidatures quand le site de l'employeur le permet. Chaque envoi est tracé.

    • RGPDdonnées hébergées en Europe
    • Dès 2,99 €/moissans engagement
    • Candidature automatiquequand le site de l'employeur le permet
    • Édité en Franceoffres France Travail, Apec, WTTJ

    Articles similaires