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Période d'essai 2026 : durée, renouvellement, rupture, indemnités ⏳

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Période d'essai 2026 : durée, renouvellement, rupture, indemnités ⏳


Réponse rapide (à jour septembre 2026) : la période d'essai d'un CDI est plafonnée par l'article L1221-19 du Code du travail à 2 mois pour les ouvriers et employés, 3 mois pour les agents de maîtrise et techniciens, 4 mois pour les cadres. Elle peut être renouvelée une fois (art. L1221-21) si un accord de branche étendu le prévoit, que le contrat le mentionne et que le salarié l'accepte par écrit, sans jamais dépasser 4, 6 ou 8 mois au total. Depuis le 9 septembre 2023, aucune convention collective ne peut plus imposer de durée plus longue. Pendant l'essai, chaque partie peut rompre le contrat sans motif ni procédure de licenciement, en respectant un délai de prévenance (art. L1221-25 et L1221-26). Il n'y a pas d'indemnité de rupture, sauf délai de prévenance non respecté par l'employeur.


La période d'essai est ce moment charnière du début d'un contrat où employeur et salarié se testent mutuellement : l'entreprise évalue les compétences réelles au poste, le salarié vérifie que le poste correspond à ce qui était promis. C'est aussi la phase où les règles diffèrent le plus du reste du contrat, d'où beaucoup de malentendus.


Combien de temps dure-t-elle vraiment ? Peut-on être remercié du jour au lendemain ? Que se passe-t-il en cas d'arrêt maladie ? A-t-on droit au chômage après une rupture ? Ce guide répond à ces questions avec les articles du Code du travail à l'appui, et propose trois modèles de lettre.


À quoi sert la période d'essai ?


L'article L1221-20 du Code du travail la définit ainsi : la période d'essai « permet à l'employeur d'évaluer les compétences du salarié dans son travail, notamment au regard de son expérience, et au salarié d'apprécier si les fonctions occupées lui conviennent. »


Deux conséquences en découlent :


1. La période d'essai ne se présume pas (art. L1221-23). Elle, et la possibilité de la renouveler, doivent être expressément prévues dans la lettre d'engagement ou le contrat de travail. Sans clause écrite, il n'y a pas de période d'essai.

2. Son seul objet est d'évaluer les compétences professionnelles. Une rupture fondée sur un autre motif (économique, discriminatoire, disciplinaire déguisé) peut être jugée abusive : nous y revenons plus bas.


Cadre légal 2026 : ce qui a changé


Le socle des durées date de la loi du 25 juin 2008 (art. L1221-19 à L1221-26). Deux changements récents, tous deux issus de la transposition du droit européen, sont à connaître.


1. Fin des durées conventionnelles plus longues (9 septembre 2023)


Jusqu'en 2023, l'article L1221-22 permettait à des accords de branche conclus avant le 26 juin 2008 de prévoir des périodes d'essai plus longues que les plafonds légaux. La loi n° 2023-171 du 9 mars 2023 (dite loi DDADUE, art. 19) a supprimé cette exception, avec effet au 9 septembre 2023.


Depuis, les durées légales sont impératives. Seules deux dérogations subsistent, et uniquement à la baisse :


  • des durées plus courtes fixées par des accords collectifs conclus après le 26 juin 2008 ;
  • des durées plus courtes fixées dans la lettre d'engagement ou le contrat de travail.

  • Une clause de convention collective ou de contrat qui prévoit une durée supérieure aux plafonds ne s'applique plus.


    2. Information écrite sur la période d'essai (1er novembre 2023)


    Le décret n° 2023-1004 du 30 octobre 2023, qui transpose la directive européenne 2019/1152 sur des conditions de travail transparentes et prévisibles, impose à l'employeur de remettre au salarié un ou plusieurs documents écrits reprenant les éléments essentiels de la relation de travail. L'article R1221-34 du Code du travail y inclut, « le cas échéant, la durée et les conditions de la période d'essai ». Ces règles s'appliquent depuis le 1er novembre 2023.


    Ce qui n'a pas changé


    Les délais de prévenance (art. L1221-25, dans sa rédaction issue de l'ordonnance du 26 juin 2014, et L1221-26) restent les mêmes, tout comme la règle selon laquelle le délai de prévenance ne prolonge jamais la période d'essai : si l'employeur rompt trop tard pour que le délai s'écoule avant la fin de l'essai, il doit une indemnité compensatrice (voir plus bas).


    Quelle est la durée de la période d'essai en 2026 ?


    CDI


    Durées maximales fixées par les articles L1221-19 (durée initiale) et L1221-21 (renouvellement compris) :


    CatégorieDurée initiale maxDurée max renouvellement compris
    Ouvriers et employés2 mois4 mois
    Agents de maîtrise et techniciens3 mois6 mois
    Cadres4 mois8 mois

    Ce sont des plafonds : un accord collectif récent ou le contrat peut prévoir moins, jamais plus.


    Réductions prévues par la loi :


  • Après un CDD dans la même entreprise : si la relation se poursuit en CDI, la durée du CDD est déduite de la période d'essai éventuellement prévue dans le CDI (art. L1243-11).
  • Après un stage de fin d'études : en cas d'embauche dans les 3 mois suivant un stage intégré à un cursus, la durée du stage est déduite de la période d'essai, dans la limite de la moitié de celle-ci sauf accord plus favorable ; elle est déduite en totalité si l'emploi correspond aux activités confiées pendant le stage (art. L1221-24).

  • CDD


    Pour un contrat à durée déterminée (art. L1242-10), sauf usages ou accords prévoyant moins, la période d'essai ne peut pas dépasser 1 jour par semaine de contrat, dans la limite de :


    Durée initiale du CDDPériode d'essai max
    6 mois ou moins1 jour par semaine, 2 semaines au plus
    Plus de 6 mois1 mois

    Exemples : un CDD de 3 mois (environ 13 semaines) permet au plus environ 13 jours d'essai ; un CDD de 4 mois (environ 17 semaines) est plafonné à 2 semaines. La période d'essai d'un CDD ne peut pas être renouvelée.


    Intérim


    Pour un contrat de mission (art. L1251-14), la durée est fixée par accord collectif ou, à défaut, ne peut excéder :


    Durée de la missionPériode d'essai max
    1 mois ou moins2 jours
    Plus de 1 mois et jusqu'à 2 mois3 jours
    Plus de 2 mois5 jours

    Apprentissage


    Le contrat d'apprentissage n'a pas de période d'essai au sens des articles L1221-19 et suivants, mais il peut être rompu par l'une ou l'autre des parties jusqu'à l'échéance des 45 premiers jours, consécutifs ou non, de formation pratique en entreprise (art. L6222-18). Au-delà, la rupture obéit aux règles propres à l'apprentissage.


    Point de départ et décompte


    La période d'essai démarre au premier jour de travail effectif et se décompte de manière calendaire (week-ends et jours fériés compris), que le salarié soit à temps plein ou à temps partiel. Une période d'essai de 2 mois qui débute le 3 mars se termine le 2 mai au soir.


    Renouvellement : sous quelles conditions ?


    Le renouvellement n'est valable que si trois conditions cumulatives sont réunies (art. L1221-21 et L1221-23) :


    1. Un accord de branche étendu le prévoit ; c'est lui qui fixe les conditions et la durée du renouvellement.

    2. Le contrat de travail ou la lettre d'engagement mentionne expressément la possibilité de renouveler.

    3. Le salarié donne son accord écrit pendant la période initiale. Le silence ne vaut pas accord : l'accord doit être exprès et sans ambiguïté.


    En pratique : l'employeur propose le renouvellement par écrit avant la fin de la période initiale, et le salarié l'accepte en le signant, ou le refuse. S'il refuse, l'essai prend fin à la date initiale ; l'employeur reste libre de rompre avant cette date, en respectant le délai de prévenance.


    Un renouvellement irrégulier (pas d'accord de branche, pas de clause, pas d'accord écrit du salarié) ne permet pas de prolonger l'essai : une rupture intervenant après la fin de la période initiale obéit alors aux règles du licenciement.


    Rompre la période d'essai : liberté et délai de prévenance


    Pendant l'essai, la rupture n'obéit pas aux règles du licenciement ni de la démission : ni motif à donner, ni entretien préalable. Aucun formalisme n'est imposé, mais un écrit est vivement conseillé pour la preuve : lettre recommandée avec avis de réception, lettre remise en main propre contre décharge, ou e-mail avec accusé de réception.


    Rupture à l'initiative de l'employeur (art. L1221-25)


    Le délai s'applique aux CDI et aux CDD dont la période d'essai est d'au moins une semaine.


    Temps de présence dans l'entrepriseDélai de prévenance minimum
    Moins de 8 jours24 heures
    De 8 jours à 1 mois48 heures
    Après 1 mois2 semaines
    Après 3 mois1 mois

    La période d'essai, renouvellement inclus, ne peut pas être prolongée du fait du délai de prévenance. Si l'employeur ne respecte pas ce délai, il doit, sauf faute grave du salarié, une indemnité compensatrice égale aux salaires et avantages que le salarié aurait perçus s'il avait travaillé jusqu'à la fin du délai, indemnité compensatrice de congés payés comprise.


    Rupture à l'initiative du salarié (art. L1221-26)


    Temps de présence dans l'entrepriseDélai de prévenance
    Moins de 8 jours24 heures
    8 jours et plus48 heures

    Documents de fin de contrat


    À la fin du délai de prévenance, l'employeur remet au salarié les documents de fin de contrat : certificat de travail, attestation France Travail et reçu pour solde de tout compte.


    Arrêt maladie, accident du travail, congés : l'essai est prolongé


    La période d'essai sert à évaluer le salarié en situation de travail. Une absence la prolonge d'une durée égale à celle de l'absence :


  • Arrêt maladie : la période d'essai est prolongée de la durée de l'arrêt, décomptée en jours calendaires sauf disposition conventionnelle contraire. L'employeur ne peut pas rompre l'essai en raison de la maladie : ce serait une rupture discriminatoire fondée sur l'état de santé.
  • Accident du travail ou maladie professionnelle : pendant la suspension du contrat, la rupture est en principe interdite, sauf faute grave du salarié ou impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger à l'accident ou à la maladie (art. L1226-9).
  • Congés payés et jours de RTT pris pendant l'essai : la Cour de cassation juge qu'ils prolongent l'essai d'autant, en jours calendaires sauf disposition conventionnelle ou contractuelle contraire (Cass. soc., 31 janvier 2018, n° 16-11.598).

  • Rupture abusive : les limites de la liberté de rompre


    La liberté de rompre n'est pas absolue. La rupture par l'employeur peut être jugée abusive par le conseil de prud'hommes si son motif n'est pas lié aux compétences du salarié. C'est le cas notamment :


  • d'une rupture pour un motif économique ou pour réduire les coûts ;
  • d'une rupture pour un motif disciplinaire déguisé, qui aurait dû passer par la procédure de licenciement ;
  • d'une rupture discriminatoire (art. L1132-1) : origine, sexe, grossesse, situation de famille, état de santé, handicap, convictions religieuses, opinions, activité syndicale, orientation sexuelle, etc. Une telle rupture est nulle ;
  • d'une rupture fondée sur le fait d'avoir subi ou dénoncé un harcèlement moral ou sexuel.

  • En cas d'abus reconnu, le salarié peut obtenir des dommages et intérêts, dont le montant dépend du préjudice.


    Indemnités et droits au chômage


    Indemnités


  • Pas d'indemnité de licenciement ni d'indemnité de rupture, que la rupture vienne de l'employeur ou du salarié, sauf disposition plus favorable de la convention collective.
  • Le salaire des jours travaillés est dû, ainsi que l'indemnité compensatrice de congés payés acquis et non pris.
  • Si l'employeur n'a pas respecté le délai de prévenance : indemnité compensatrice (voir plus haut).

  • Chômage (ARE)


  • Rupture à l'initiative de l'employeur : elle fait partie des fins de contrat involontaires qui ouvrent droit à l'allocation chômage, à condition de remplir les conditions d'affiliation : au moins 6 mois de travail (130 jours ou 910 heures) sur les 24 derniers mois, ou les 36 derniers mois à partir de 53 ans, selon service-public.
  • Rupture à l'initiative du salarié : elle produit les effets d'une démission et n'ouvre pas droit, en principe, à l'allocation. Il existe des exceptions (démissions dites légitimes). L'une concerne directement la période d'essai : si votre précédent contrat avait pris fin par un licenciement, une rupture conventionnelle ou la fin d'un CDD, que vous ne vous étiez pas inscrit à France Travail entre-temps et que vous avez été embauché en CDI, la rupture est considérée comme légitime si elle intervient avant 88 jours travaillés (ou 610 heures), seuil applicable depuis le 1er avril 2025 (65 jours ou 455 heures auparavant).

  • Chaque situation étant examinée par France Travail, vérifiez la vôtre avec un conseiller avant de rompre.


    3 modèles de lettre


    Modèle 1 — Rupture de la période d'essai par le salarié


    Objet : Rupture de la période d'essai

    >

    Madame, Monsieur,

    >

    Je vous informe par la présente de ma décision de mettre fin à ma période d'essai, débutée le [date d'entrée], conformément à l'article L1221-26 du Code du travail.

    >

    Compte tenu du délai de prévenance applicable ([24 heures si moins de 8 jours de présence / 48 heures sinon]), mon contrat prendra fin le [date].

    >

    Je vous remercie de bien vouloir me remettre à cette date mon certificat de travail, mon attestation France Travail et mon reçu pour solde de tout compte.

    >

    Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

    >

    [Date, signature]


    À envoyer en recommandé avec avis de réception ou à remettre en main propre contre décharge.


    Modèle 2 — Rupture de la période d'essai par l'employeur


    Objet : Rupture de la période d'essai

    >

    [Madame / Monsieur Nom],

    >

    Nous vous informons par la présente que nous mettons fin à votre période d'essai, conformément à l'article L1221-25 du Code du travail.

    >

    Compte tenu de votre temps de présence dans l'entreprise depuis le [date d'entrée], le délai de prévenance applicable est de [durée]. Votre contrat prendra donc fin le [date].

    >

    Vous recevrez à cette date votre certificat de travail, votre attestation France Travail et votre reçu pour solde de tout compte.

    >

    Nous vous prions d'agréer, [Madame / Monsieur], l'expression de nos salutations distinguées.

    >

    [Date, signature, fonction]


    Modèle 3 — Refus du renouvellement de la période d'essai (par le salarié)


    Objet : Refus du renouvellement de la période d'essai

    >

    Madame, Monsieur,

    >

    Vous m'avez proposé, par courrier du [date], le renouvellement de ma période d'essai, dont la durée initiale prend fin le [date].

    >

    Je vous informe que je n'accepte pas ce renouvellement.

    >

    Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

    >

    [Date, signature]


    À noter : refuser le renouvellement n'empêche pas l'employeur de rompre l'essai avant la fin de la période initiale, en respectant le délai de prévenance.


    Nos conseils pour bien vivre sa période d'essai


    1. Lisez la clause d'essai avant de signer : durée, possibilité de renouvellement, renvoi à la convention collective. Une durée supérieure au plafond légal ne s'applique pas.

    2. Négociez : la loi fixe des plafonds, pas des minimums. Une durée plus courte ou l'absence de clause de renouvellement peuvent se négocier dans le contrat.

    3. Gardez une trace écrite des objectifs fixés, des travaux livrés et des retours reçus : utile si une rupture semble abusive.

    4. En cas de rupture, demandez un écrit mentionnant la date d'effet, pour vérifier le respect du délai de prévenance.

    5. Avant de démissionner d'un poste stable, pesez le risque d'une rupture pendant l'essai du nouveau poste et vérifiez vos droits au chômage dans ce cas (voir plus haut).

    6. Anticipez la suite : si l'essai tourne court, relancez vite votre recherche.


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    Pour aller plus loin sur les modes de rupture du contrat, consultez nos guides sur la rupture conventionnelle en 2026 et la démission : préavis, procédure et droits au chômage. Si cette expérience vous pousse à changer de voie, notre guide de la reconversion professionnelle 2026 fait le tour des dispositifs.


    Questions fréquentes


    La période d'essai est-elle obligatoire ?


    Non. Elle doit être expressément prévue dans la lettre d'engagement ou le contrat de travail (art. L1221-23). Sans clause, il n'y a pas de période d'essai.


    Quelle est la durée légale de la période d'essai en 2026 ?


    Pour un CDI : 2 mois pour un ouvrier ou employé, 3 mois pour un agent de maîtrise ou technicien, 4 mois pour un cadre. Elle peut être renouvelée une fois, dans la limite de 4, 6 ou 8 mois au total, si un accord de branche étendu l'autorise, que le contrat le prévoit et que le salarié l'accepte par écrit.


    Une convention collective peut-elle prévoir une période d'essai plus longue ?


    Non, depuis le 9 septembre 2023. La loi du 9 mars 2023 a supprimé l'exception qui permettait aux accords de branche antérieurs au 26 juin 2008 de prévoir des durées plus longues. Seules des durées plus courtes restent possibles.


    Puis-je être licencié pendant la période d'essai ?


    L'employeur peut rompre l'essai sans motif ni procédure de licenciement, en respectant un délai de prévenance de 24 heures à 1 mois selon le temps de présence. La rupture est abusive si son motif n'est pas lié aux compétences, et nulle si elle est discriminatoire.


    Quel délai de prévenance respecter pour rompre la période d'essai ?


    Si l'employeur rompt : 24 heures avant 8 jours de présence, 48 heures entre 8 jours et 1 mois, 2 semaines après 1 mois, 1 mois après 3 mois. Si le salarié rompt : 24 heures avant 8 jours de présence, 48 heures ensuite.


    L'arrêt maladie prolonge-t-il la période d'essai ?


    Oui. La période d'essai est prolongée de la durée de l'arrêt, en jours calendaires sauf disposition conventionnelle contraire. L'employeur ne peut pas rompre l'essai en raison de la maladie elle-même.


    Ai-je droit à des indemnités si mon contrat est rompu pendant l'essai ?


    Il n'y a pas d'indemnité de rupture, sauf disposition plus favorable de la convention collective. Le salaire des jours travaillés et l'indemnité de congés payés restent dus, ainsi qu'une indemnité compensatrice si l'employeur n'a pas respecté le délai de prévenance.


    A-t-on droit au chômage après une rupture de période d'essai ?


    Si l'employeur rompt, oui, sous réserve des conditions d'affiliation. Si le salarié rompt, la rupture est traitée comme une démission et n'ouvre en principe pas droit à l'allocation, sauf cas de démission légitime.


    Sources


  • Service-public.fr, Période d'essai d'un CDI (vérifié le 12/08/2026) : <https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1643>
  • Service-public.fr, Arrêt maladie pendant la période d'essai : <https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F317>
  • Service-public.fr, Un salarié peut-il percevoir l'allocation chômage en cas de démission ? : <https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F34991>
  • Service-public.fr, Allocation chômage (ARE) : conditions (vérifié le 23/07/2026) : <https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F14860>
  • Légifrance, Code du travail, articles L1221-19 à L1221-26 (période d'essai) : <https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000019067609>
  • Légifrance, Code du travail, article L1221-22 (version en vigueur depuis le 9 septembre 2023) : <https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000047293356>
  • Légifrance, Code du travail, article L1221-25 (délai de prévenance de l'employeur) : <https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029144958>
  • Légifrance, Code du travail, article L1221-26 (délai de prévenance du salarié) : <https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000019071093>
  • Légifrance, Code du travail, articles L1242-10 et L1242-11 (CDD) : <https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006189454/>
  • Légifrance, Code du travail, articles L1251-14 et L1251-15 (intérim) : <https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006198544>
  • Légifrance, Code du travail, article L1243-11 (CDD poursuivi en CDI) : <https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006901222>
  • Légifrance, Code du travail, article R1221-34 (informations remises au salarié) : <https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048288642>
  • Légifrance, loi n° 2023-171 du 9 mars 2023 (DDADUE) : <https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000047281777>
  • Légifrance, décret n° 2023-1004 du 30 octobre 2023 : <https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000048284124>
  • Légifrance, Cour de cassation, chambre sociale, 31 janvier 2018, n° 16-11.598 : <https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000036584770/>
  • Code du travail numérique, articles L1221-24 et L6222-18 : <https://code.travail.gouv.fr/code-du-travail/l1221-24> et <https://code.travail.gouv.fr/code-du-travail/l6222-18>
  • Unédic, Qui sont les allocataires de l'Assurance chômage ? (avril 2025), rupture de période d'essai à l'initiative de l'employeur parmi les motifs d'ouverture de droits : <https://www.unedic.org/publications/qui-sont-les-allocataires-de-l-assurance-chomage-avril-2025>
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